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Fibre Optique résistante au feu CR1-C1

Pour toute information sur la FIBRE CR1C1 résistante au feu, contactez le :

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TESCA est à l'origine des câbles à fibre optique CR1C1 et a lancé la première fibre Optique CR1C1 en France en juillet 2005.

 Historique Câbles à Fibre optique 

Un peu d'historique…

Les câbles ont toujours été indispensables à la transmission de données, de signaux, ou de commandes. Paradoxalement, ils peuvent également être, en cas d'incendie, le vecteur accentuant la propagation des flammes et des fumées...

Dans ce contexte, l'utilisation des Câbles de Sécurité Incendie CR1C1 est primordiale.

En effet, lors d'un incendie, outre le fait de réduire les risques de propagation, ils ont la particularité de continuer à fonctionner pendant 65 minutes. Un temps crucial pour permettre l'évacuation du public.

Seule ombre à ce tableau : tous ces câbles étaient conçus avec une âme en cuivre.

Et pourtant, concernant la transmission de données, les avantages de la Fibre Optique sont indéniables :

  1. vitesse de propagation élevée
  2. hauts débits
  3. large bande passante
  4. faible perte de signal
  5. longues distances d'utilisation
  6. confidentialité
  7. Faibles diamètres des cables

Fabricant de fibres optiques depuis 2005

Afin de combler ce manque, nous avons conçu et fabriqué en 2005 dans notre usine en Italie, un câble à Fibres Optiques qui auraient les mêmes propriétés de résistance au feu qu’un câble cuivre CR1C1.

Petit rappel, pour qu’un câble cuivre puisse être certifié CR1C1, il ne doit pas propager l’incendie (C1), doit résister au feu (CR1) pendant 65 minutes mais surtout doit permettre la continuité électrique et donc ne doit pas casser.

Pour le câble à Fibre Optique CR1C1, nous avons appliqué exactement les mêmes process de validation avec exactement les mêmes équipements de tests que pour les essais cuivre, donc le câble à Fibre Optique CR1C1 ne doit pas propager l’incendie (C1), doit résister au feu (CR1) pendant 65 minutes comme pour le cuivre mais en plus doit continuer à transmettre les informations (atténuations).

 Applications Fibre Optique

La première utilisation de notre Fibre Optique CR1C1 s'est faite dans le cadre de la sonorisation de sécurité de l'aéroport Roissy-CDG (ADP), en collaboration avec le système Presideo de Bosch Security Systems, en juillet 2005.

Depuis, son champ d'application s'est élargi, dépassant le cadre de la sonorisation de sécurité. La fibre OPTICEL a été développée pour répondre aux exigences de la norme (AFNOR NF S61-970) d'installation de Systèmes de Détection Incendie (SDI).

 

Au regard de cette norme, si l'on utilise de la Fibre Optique pour la communication entre les ECS (Equipements de Contrôle et de Signalisation) et les CMSI (Centralisateurs de Mise en Sécurité Incendie), cette fibre doit assurer un niveau de sécurité équivalent à celui de CR1 au sens de la norme NF C32-070.

La fibre optique peut également être imposée en CR1 dans certains cas de liaison entre un CMSI et un superviseur de sécurité déporté -ERP - (ex dans un ERP de plus de 1500 personnes)

Enfin, dans le cadre de la règle d'installation APSAD R7 (édition juillet 2006), applicable depuis le 1er janvier 2007, la Fibre Optique devait également être de norme NF C32-070 CR1 si elle était utilisée dans la mise en réseau des ECS.

Dans ces différentes perspectives, nous travaillons en étroite collaboration avec les principaux fabricants de systèmes (TYCO, DEF, CHUBB, HONEYWELL, SIEMENS, BOSCH, COOPER, ...)

 

Depuis octobre 2012, notre gamme s’est étendue avec la version fibre optique CR1C1 armée Acier que nous avons fait valider.

Les essais sont les mêmes que pour les câbles à Fibre Optique non armés sauf que le câble FO armé reçoit un choc par une barre inox toutes les 15 secondes durant l’essai CR1.

Ces chocs simulent la chute d’objet ou de corps étrangers durant un incendie.

De nombreux débouchés (ferroviaire, militaire, nucléaire…) se sont alors ouverts avec ce nouveau câble certifié.

 

Nous préconisons d’utiliser les câbles à Fibre Optique CR1C1 en version non armée pour les installations intérieures dans les bâtiments et les versions Fibre Optique CR1C1 armées acier (anti-rongeurs) pour les installations extérieures dans des fourreaux, des tranchées ou directement enterrés.

Les versions les plus communément stockées dans les 2 versions (armées et non armées) sont en FO monomode 9/125 OS2 et FO Multimode 50/125 OM3.

Disponibles sur notre stock central de Moissy-Cramayel en Région Parisienne (77), les types de FO généralement stockés sont en 6, 12 et 24 brins.

Possibilités d’avoir d’autres nombres de Fibres Optiques sur fabrication.

 Norme expérimentale CR1 C1

En juin 2015, et fort de notre expérience, nous avons fait partie de la commission de normalisation AFNOR en qualité de référent câble à fibre optique résistant au feu CR1C1 afin d'établir et d'harmoniser une nouvelle norme de référence pour les câbles à FO résistants au feu type CR1C1.

De cette commission « Coordination Détection incendie-désenfumage- S.S.I » en a découlé le premier projet de Norme Expérimentale appelé, PrXP S61-980 qui a ensuite débouché en février 2016 sur la Norme Expérimentale XPC 93-539.

Aujourd'hui tous les câbles à Fibre optique CR1C1 en version armée ou non armée que nous commercialisons et qui ont passés les certifications conformes à la norme XPC 93-539 ainsi qu’aux normes NF-C 32070 et EN 50200.

Fibre Optique et Euroclasses

Fort notre compétence technique, une nouvelle étape dans l'évolution et la reconnaissance de nos produits a été franchie lorsque la RATP nous a demandé de travailler sur une nouvelle version de câble à fibre optique résistant à la fois au feu mais également aux contraintes ferroviaires K209B (mécaniques, analyses des gaz, opacité, corrosivité, résistance à la traction, à l’écrasement, au vieillissement, huile minérale…) pour répondre au besoin du projet Symphonie lié au Grand Paris.

Dans le cadre du marché de la RATP et afin de répondre aux nouvelles directives européennes EUROCLASSES extrêmement draconiennes, nous avons été les précurseurs et premiers à réaliser et passer avec succès en juin 2015 auprès du laboratoire de la RATP (L.E.M), les essais à la nouvelle norme EUROCLASSE (B2ca-s1a, d0) la plus restrictive et optimale qui puisse exister.

Cette version des câbles à Fibre Optique résistants au feu à la norme EUROCLASSE, impose des critères de performance de tenue au feu comme la CR1C1 mais également des exigences sur le dégagement des gaz et fumées (peu acides et non corrosifs) ainsi qu’une visibilité (supérieure à 80%) à travers la fumée.

Depuis, nous avons fait certifier nos câbles auprès du laboratoire indépendant italien IMQ et nous fournissons désormais ce câble à fibre optique résistant au feu qui répond à la norme EUROCLASSE la plus restrictive et optimale à savoir B2ca-s1a, d1, a1.

Nous avons relevé ce challenge et nous sommes aujourd'hui très fier d'être un partenaire privilégié de la RATP pour les câbles à fibre optique résistants au feu.

Ces cas d’utilisation et de contraintes de câbles à FO à la norme EUROCLASSE restent toutefois encore très spécifiques à ce jour.

B2ca ; s1a, A1 

Critère de classification Euroclasse : B2ca : Pouvoir calorifique (degré d’inflammabilité)

Les Euroclasses comprennent 7 classes, basées sur le potentiel thermique du produit. Il s’y ajoute trois critères additionnels.  Les classes de réaction au feu sont échelonnées avec des exigences de Aca (incombustible) à B1ca ou B2ca (très élevé), Cca (élevé), Dca (moyen), Eca (bas) et Fca (aucune exigence). Cet échelonnement de A à F, d’une réaction faible à l’incendie, à une réaction élevée, est prévu pour tous les produits de construction. L’indice « ca » signifie câble.

La notation B2Ca désigne un combustible difficilement inflammable, dans notre cas un câble à faible risque d’incendie. Le câble à fibre optique compris par une classification B2Ca, non propagateur de l’incendie (1,75 m), comprend un dégagement de chaleur très faible.

Un câble à fibre optique comme défini par l’euroclasse B2ca repose sur les normes EN50399 et IEC 60332-1-2 de propagation de la flamme, selon la méthode d’essai FIPEC Scenario 1.

La norme EN50399 est un test au feu reposant sur une nappe de câble installée verticalement soumis à un brûleur de 20,5 Kw pour le classement B2ca. La classification comprise par une norme EN 50399 prend en compte un dégagement thermique et la propagation en nappe verticale. EN 50399 détaille les équipements d’essai, les méthodes d’étalonnage et d’essai parmi les plus contraignants en terme de protection à l’incendie.

Les indicateurs respectant la classification EN 50399-2-1 sont les suivants :

FS ≤ 1,5 m; et

THR1 200s ≤ 15 MJ; et

HRR de pointe ≤ 30 kW; et

FIGRA ≤ 150 Ws– 1

La norme IEC 60332-1-2 de propagation de la flamme mesure H, qui doit être inférieur à 425 mm.

La classification correspondant à la norme EN 50399 s’établit en fonction d’un certains nombres de critères, notamment la source de flamme, la propagation verticale de la flamme (FS, Flame Spread), le dégagement de chaleur total, du début à la fin de l'essai, (THR : Total Heat Release), la puissance calorifique entre le début et la fin de l'essai HRR : Heat Release Rate), et l’indice de puissance calorifique (FIGRA : Fire Growth Rate)

 

La classification donnée par la norme EN50399 inclut donc

  • Une source de flamme (kW) 20,5   
  • FS : une propagation de la flamme inférieure ≤ 1,5 mètre, c’est à dire que la longueur endommagée selon les standards désignés par la norme EN 50399 doit être de moins d’un mètre et demi.
  • THR : Une production de chaleur inférieure à 15 MJ, du début à la fin de l'essai, hors contribution de la source d'allumage. Dégagement thermique total  (HRRsm30) 1200, MJ
  • HRR :une puissance calorifique inférieure à ≤ 30 Kw. HRR de pointe,  La valeur maximale de HRRsm30 entre le début et la fin de l'essai, hors contribution de la source d'allumage.
  • Un taux de propagation de la flamme inférieur à 150  W/s. FIGRA est un indice de puissance calorifique qui détermine l’accélération de la production énergétique. FIGRA se définit comme la valeur maximale du quotient entre HRRsm30, hors contribution de la source d'allumage, et le temps.

 

Valeurs seuils: HRRsm30 = 3 kW et THR = 0,4 MJ.

 

Fibre Optique équivalent CR1 C1 

Du fait de notre longue expérience, de notre compétence, de notre antériorité et de l’étendue de notre gamme sur les câbles à Fibre Optique résistants au feu, nous sommes désormais une référence reconnue sur le marché français.

Nous restons bien entendu à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

 

 

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Résistance au feu ou maintien de la fonction

Qu’est-ce que la résistance au feu ?

La résistance au feu est la capacité d'un matériau à continuer à fonctionner malgré l'exposition au feu. Elle correspond à la durée pendant laquelle un élément de construction (mur, sol, plafond, porte, ...) conserve ses propriétés physiques et mécaniques lorsqu'il est exposé au feu.

En cas d'incendie, les câbles résistants au feu permettent aux équipements de secours (détecteurs de fumée, extracteurs de fumée, alarmes, systèmes de sonorisation, éclairage de secours, extincteurs automatiques, vidéo surveillance, etc.…) de fonctionner malgré des conditions extrêmement critiques.

La résistance au feu permet aux secours d’intervenir

Certaines applications ne nécessitent qu'une heure de fonctionnement pour permettre aux équipes d'urgence comme les pompiers de faire leur travail et d'évacuer le bâtiment. D’autres sont plus exigeantes.

Pour assurer le maintien de la fonction des systèmes pendant les opérations d'évacuation et de lutte contre l'incendie, les câbles doivent rester opérationnels. Par conséquent, la résistance au feu, c'est-à-dire la capacité d'un câble à maintenir une fonction électrique malgré l'exposition au feu, est primordiale.

Etat des lieux des normes

Les protocoles de test de résistance au feu intrinsèque comme la norme européenne EN 50 22, la norme internationale IEC 60 331 et la norme française NF C 32 070 2.3 CR1 définissent les conducteurs et câbles électriques conservant leur fonctionnalité au cours d’un incendie, dans une période dédiée.

(L’IEC, la Commission Internationale de l'Électricité a établi des essais normés pour vérifier le comportement des câbles lors d'un incendie. Ces essais standards prennent en compte et les théories de la combustion, et les essais réalisés en laboratoire. L’essai IEC 60 331 est un protocole de test)

Il ne faut pas confondre la norme NF C 32 070 2.3 CR1 avec les normes C1 NF C 32 070 2.2 (Ne propage pas l’incendie) et C2 NF C 32 070 2.1 (Ne propage pas la flamme).

De nombreux pays ont leur législation propre (citons seulement les normes belges (NBN C 30-004 FR1, NBN C 30-004 FR2 Rf 1h, NBN C 30-004 FR2 Rf 1h30, NBN 713-020 Add.3, NBN 713-020 Rf 1h) la norme anglaise (BS 6387 C-W-Z), ou encore les normes allemandes (DIN VDE 0472 T.814 & DIN 4102 T.12), mais les essais de comportement au feu selon la norme française CR1, plus contraignants, garantissent un temps maximal d’intervention pour les secouristes, en cas d’incendie d’un bâtiment.

Différence entre les normes EN 50 22, IEC 60 331 & NF C 32 070 2.3 CR1

Les essais se déroulant selon les prescriptions des normes EN 50 22, IEC 60 331 soumettent un échantillon à l’action d’un brûleur à une température avoisinant les 800°C. La norme française NF C 32-070 CR1 (janvier 2001) + additif 1 (novembre 2005) est plus contraignante, puisque l’échantillon est installé dans un four électrique et est exposé à une température de 920°C.

 

Mode opératoire d’un essai de résistance au feu selon la norme NF C 32 070 2.3 CR1

Description d’un essai CR1

L’essai de résistance au feu CR1 NF C 32 070 permet de déterminer que l’intégrité électrique soit préservée pendant une durée d’au moins une heure, à 920°C, afin de laisser le temps au secouristes d’intervenir.

L’échantillon est disposé dans un four tubulaire pendant 65 minutes, soumis à une montée en température de 20 à 920°C, puis palier au moins 15 min. Toutes les 30 secondes, un choc mécanique est appliqué au tube.

Différence entre câble à fibre optique Armé et câble à fibre optique non armé

Si le câble à fibre optique est non armé : l’échantillon est disposé dans un tube en inox, puis l’ensemble des deux est placé dans le four tubulaire. Les chocs mécaniques se feront sur le tube en inox.

Si le câble à fibre optique est armé : l’échantillon est placé directement dans le four tubulaire, puis les chocs se produiront sur le câble à fibre optique.

Température

La norme NFC 32070 n°3 définit un test permettant d’évaluer la résistance au feu avec des caractéristiques thermiques exigeantes. Le four tubulaire chauffe le câble suivant la courbe temps-température ISO 834.

La température du four est portée à 920°C en 50 minutes puis maintenue à cette température pendant une durée de 15 minutes.

Après cette montée en température 20 à 920°C pendant 50 minutes, la température reste constante pendant 15 minutes supplémentaires. 

Durée d'un essai fibre optique 

Dans le cadre d’un essai de résistance au feu CR1, la norme NF C 32 070 exige que le câble doive conserver sa continuité de fonctionnement électrique pendant au moins 65 min.

Chocs pendant un essai norme NF C 32 070

Afin de tester la résistance intrinsèque des câbles à fibre optique, un choc mécanique est appliqué toutes les 30 secondes. Le choc mécanique se produit sur le tube inox dans le cas d’une fibre optique non armée, ou dans le cas d’une fibre optique armée, directement sur l’échantillon.

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Déroulement d'un essai selon les normes NF C 32 070 n°3

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF 32 070 CR1

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF 32 070 CR1

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF 32 070 C1

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF 32 070 C1

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF EN 50200

Essai Fibre Optique CR1C1 selon la norme NF EN 50200

Essai Fibre Optique CR1C1 de resistance aux chocs

Essai Fibre Optique CR1C1 de resistance aux chocs

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Réaction au feu

Réaction au feu : Définition

La réaction au feu, aussi appelée tenue au feu, désigne un type de comportement au feu d’un produit, comme un câble à fibre optique. La réaction au feu d’un câble correspond au degré de combustibilité et d’inflammabilité d’un câble, et définit la manière dont le câble à fibre optique va se comporter comme combustible, en tant qu’aliment du feu.   

Composantes de la réaction au feu

La REACTION AU FEU, où « comment le câble se comporte-t-il face à un incendie », est déterminée par 2 critères :

Les comportements primaires et secondaires.

Flammes : Réaction primaire au feu

La réaction est définie après des essais normalisés au sein de centres agréés, et analyse deux comportements au feu : Le premier est la contribution du câble à la propagation d’un incendie. Afin d’apporter des garanties en terme de sécurité incendie, le câble doit être Retardateur de flamme, et non propagateur de l’incendie. Cette réaction au feu est dite « réaction primaire au feu ».  La réaction primaire au feu désigne la propagation du feu à travers le câble, et se voit décrite dans la réglementation incendie sous la lettre « f », pour flame (flamme).

 

Fumées : Réaction secondaire au feu 

La deuxième réaction au feu distinguée correspond à la nature, aux propriétés et caractéristiques des fumées de combustion du câble à fibres optiques. Ce type de comportement au feu est définit comme « réaction secondaire au feu ». La réaction secondaire au feu, ou indirecte, témoigne de l’émissions de fumées, d’où l’appellation par la lettre « s » smoke, fumées.  Cette réaction indirecte au feu détermine le type de fumée dégagée, classification qui influencera les conséquences de l’incendie.

 

Réaction au feu vs résistance au feu

Il est primordial de ne pas confondre la « réaction au feu » et la « résistance au feu », qui sont les 2 critères essentiels sur lesquels est basé le comportement au feu des câbles électriques.   En sécurité incendie, la résistance au feu correspond à la durée pendant laquelle, le câble à fibre optique soumis à l’incendie continue de fonctionner. La résistance au feu caractérise le maintien de la fonction électrique. La réaction au feu désigne la mesure dans laquelle un câble contribue à l’incendie. Elle détermine l’impact du câble à fibre optique sur l’incendie, en fonction de critères de combustibilité : incombustible, combustible, inflammable.

Ces deux notions différentes sont codifiées au niveau national et européen de manière très réglementée. La réglementation française prévoit un classement des matériaux suivant leurs réactions au feu et leurs résistances au feu.

 

Normes Française La classification française

Jusqu’à peu, la réglementation française au sujet de la réaction au feu s’appuyait sur un classement définissant la réaction au feu des matériaux : le classement M.  Composée de 5 catégories, la Norme NF P. 92.507 établie par le CSTB établissait des catégories allant de M0 à M4, où un élément classé MO, le plus difficilement inflammable, allait difficilement l’enflammer et ne propagera pas le feu.

A l’opposé, un matériau classé M4, le plus facilement inflammable, se serait enflammé rapidement, et aurait favorisé la propagation du feu.

  1. M0 : matériaux incombustibles, ils n’alimentent pas l’incendie (pierre, brique, ciment, tuile, plomb, acier, ardoise, céramique, plâtre, béton, verre, laine de roche)
  2. M1 : matériaux combustibles mais non inflammables, ils ne propagent pas les flammes (matériaux composites, PVC, dalles minérales de faux-plafonds, polyester, coton, bois ignifugé)
  3. M2-M3-M4 : matériaux combustibles et inflammables. L’inflammabilité augmente de M2 à M4.
  • M2 : Difficilement inflammable (moquette murale, panneau de particules)
  • M3 : Moyennement inflammable (bois, revêtement sol caoutchouc, moquette polyamide, laine)
  • M4 : Facilement inflammable (papier, polypropylène, tapis fibres mélangées)

Incendie et Risque humain

Les fumées : le risque majeur

Les émissions de fumée, que l’on caractérise aussi comme « Réaction indirecte au feu », ont une grande incidence sur les risques humains. La plupart des décès causés par l'incendie sont dus à la fumée et aux gaz toxiques, et non à l'incendie lui-même.

Le câble à fibre optique ne doit pas participer au phénomène d’incendie. Au contraire, par ses caractéristiques physiques, le câble à fibre optique doit être un facteur contribuant à sauver des vies, prévenir la propagation du feu, et en réduire les dommages.

La plupart des décès par incendie sont dus à l'inhalation de fumées irritantes et asphyxiantes, plutôt qu'à des brûlures. En moyenne, les fumées et les gaz sont responsables de 50 à 70 % des décès dus aux incendies. Le développement des fumées est un réel danger pour les personnes, qui tuent plus que les flammes. Les fumées peuvent provoquer l'empoisonnement par les produits de la combustion et l'asphyxie si l'oxygène de l'air se raréfie, même loin de la source de l'incendie.

Asphyxie, étourdissement, suffocation

L'inhalation de gaz acides toxiques, même en petites quantités, peut provoquer des vertiges et des difficultés respiratoires, ce qui perturbe encore plus les opérations d'évacuation. L’asphyxie, due au CO2, mais également la diminution de la concentration d'oxygène dans le sang, et la diminution de la réactivité musculaire peuvent être fatales. Les fumées et les émissions de gaz toxiques sont les principales causes d'asphyxie et de décès dans les incendies : fumées opaques, monoxyde de carbone, produits halogénés (chlore, fluor, brome, iode).

Evacuation difficile pendant l'incendie

La fumée et les gaz toxiques doivent être évités, car ils peuvent rendre difficile, voire impossible, l'évacuation du bâtiment et les opérations de sauvetage en toute sécurité. Au moment de l’évacuation, la fumée qui flotte dans les bâtiments en feu, souvent noire et opaque, désoriente les occupants. Il est donc vital de limiter la durée d'exposition à ces émissions en assurant une évacuation rapide avec une visibilité maximale.

La fumée rend également le travail des sauveteurs difficile. Les pompiers sont toujours confrontés aux mêmes obstacles, qui sont la vitesse élevée de propagation de la fumée (15 mètres/seconde), une grande difficulté à localiser l'origine de l'incendie, la progression plus lente des secours, ainsi que la panique chez les victimes, qui suffoquent et ne peuvent pas réagir. Après l'incendie, les services d'urgence restent sur place pour empêcher la reprise de la catastrophe, mais des effluents toxiques sont encore présents pendant cette phase. 

Les câbles à fibres optiques doivent répondre à ces exigences, car il est vital de réduire les volumes de fumée et de gaz toxiques pour sauver des vies : cela contribue à un environnement plus sûr pour les occupants du bâtiment et les équipes de secours et leur laisse plus de temps pour l’évacuation.

 

Incendie et Risques matériels

La fumée n’est pas seulement dangereuse pour les êtres humains. Installer des câbles à fibres optique dont le comportement au feu prévoit une attention particulière à la réaction aux fumées permet également de réduire les risques matériels, et de pérenniser la sûreté des installations de câbles en cas d'incendie. Les émissions de fumées acides attaquent les équipements et les structures du bâtiment, pouvant causer des dommages irréversibles dans la zone en feu.  

Fumées corrosives

Les fumées d’un incendie ont également un impact matériel important, notamment lorsque de grandes quantités de gaz combustibles corrosifs sont émises lors de l’incendie. En effet, ces gaz forment des acides corrosifs (comme de l’acide chlorhydrique) et se diffusent du lieu de l’incendie dans l’ensemble du bâtiment et endommagent tous les objets métalliques.

Les structures métalliques des bâtiments, les armatures en fer, les installations électriques, les équipements électroniques, les systèmes informatiques mais également sur les outils de production et les systèmes informatiques peuvent ainsi être particulièrement touchés. Les câbles à fibre optique doivent avoir comme caractéristiques physiques de contribuer au minimum à l’émission de fumées nocives.

Les types d’incendie

En plus de cette toxicité, la volatilité des fumées et des gaz favorise la propagation a d’autres parties du bâtiment, ou ils peuvent être à l’origine de nouveaux départs de flamme. Désignant le phénomène d’embrasement, le flash over est une des réactions les plus fréquentes rencontrées par les équipes d’intervention. La fumée et les gaz chauds ont une grande facilite de propagation a d’autres parties du bâtiment, ou ils peuvent être à l’origine de nouveaux départs de feu. Phénomène le plus rencontré, et le plus redouté par les pompiers, Le flashover est l’embrasement généralisé résultant de l’inflammation explosive des gaz présents dans une pièce. Il se caractérise, dans un volume semi-ouvert, par le passage instantané d’une situation de feu localisé à un embrasement généralisé des matériaux combustibles qui s’y trouvent. En raison de la température élevée des gaz près du plafond, tous les matériaux combustibles s’enflamment sous l’effet de l’explosion et un incendie peut ainsi se déclencher dans un espace qui ne brulait pas encore. Lors de l’incendie, les mouvements des fumées chaudes sont difficilement maîtrisables, et peuvent modifier le développement de l’incendie, notamment en l’accélérant soudainement.

Compte tenu de ces faits, il est vital de réduire les volumes de fumée et de gaz toxiques pour sauver des vies : cela contribue à un environnement plus sûr pour les occupants du bâtiment et les équipes de secours et leur laisse plus de temps pour l’évacuation. Dans les bâtiments équipés de câbles à fibre optique avec une réaction au feu optimale, ce phénomène de flashover se produit bien plus tard, laissant plus de temps à l’évacuation.

Autre phénomène thermique dangereuse rencontré dans le processus d'un incendie, le rollover (renversement) et se caractérise par des flammes sources (feu, cheminée) qui circulent dans la fumée à travers le plafond. À ce stade, la fumée devient un combustible, générant une augmentation significative de la chaleur rayonnante.

Le backdraft (contre-feu) est un phénomène d’incendie plus rare, mais qui peut être extrêmement violent.  Caractérisé par une explosion, cette réaction peut être mortel si l’on n’en identifie pas les signes avant-coureurs. Il se caractérise par des fumées surchauffées, accumulées dans un volume fermé, qui explosent lorsque s'introduit un volume massif d’air.

Après l’incendie

La fumée a également des conséquences après un incendie, notamment la destruction des structures et des outils de production, les pertes opérationnelles, les temps d'arrêt prolongés et le coût des travaux de reconstruction. La corrosion des structures touchées se poursuit après l'extinction de l'incendie et la disparition de la fumée. Le coût de la décontamination et de la restauration de l'équipement peut aller jusqu'à 15 % du coût initial. La pose de câbles appropriés peut réduire considérablement les pertes d'exploitation et les primes d'assurance.

Les conséquences environnementales doivent également être prises en compte. Un incendie peut provoquer une pollution de l'air (due au dégagement de gaz de combustion) mais aussi une pollution du sol et de l'eau par les produits drainés par le feu.

Quelles sont les différences entre Fibre monomode et fibre multimode 

Il existe 2 type de fibres optiques : les fibres Monomode et les fibres multimode. Les fibres monomodes sont désignées par la lettre « S » de l’anglais single, traduit en français par mono : OS1, OS2. Les fibres multimodes, OM 2, OM3, OM4, OM5 tirent leur dénomination de l’anglais Multi : M. La gamme des fibres multimodes est constituée de deux types de fibres : les libres à saut d’indice, et les fibres à gradient indice.

Fibres multimodes à saut d’indices

Les fibres optiques multimodes à saut d’indices ont la constitution la plus basique. Le noyau a un diamètre relativement grand, comparé à la longueur d'onde de la lumière. Il est intéressant de constater la vitesse de l'impulsion de sortie par rapport à l'impulsion d'entrée.

Fibres multimodes à gradient d'indice

L’autre type est la fibre multimode à gradient d’indice qui permet à plusieurs faisceaux de lumière de se déplacer à une longueur d'onde donnée (850 nm ou 1300 nm). Le diamètre du noyau des fibres multimodes à gradient d’indice est de 62,5 µm (OM1) ou 50 µm (OM2 ou OM3).

Comparé à la fibre multimode à saut d’indices, celle-ci a le diamètre de son noyau deux à quatre fois plus petit, et celui-ci est constitué de couches successives. Les couches successives du noyau de la fibre optique ont un indice de réfraction croissant.  De cette façon, un faisceau de lumière qui ne suit pas l'axe central de la fibre optique se voit renvoyé dans l’axe de manière moins abrupte, suivant une trajectoire sinusoïdale.

Ces deux améliorations sont apportées font que la fibre multimode à gradient d'indice a des résultats sont déjà de meilleure qualité Que la fibre optique multimodes à saut d’indices. Le débit de ces fibres peut atteindre 100 Gbit/s. Ce type de fibre est utilisé pour les réseaux privés (LAN, Local Area Network) à des distances allant jusqu'à quelques centaines de mètres.

Les fibres optiques peuvent également être conçues de manière monomode.

Fibre optiques monomodes

Les fibres optiques multimodes déployées dès les années 1980 suffisaient pour les faibles débits requis au moment de leur installation. Mais la multiplication des équipements et des applications gourmandes en bande passante a entraîné une augmentation des besoins en débit, jusqu’à atteindre aujourd’hui des débits que la fibre en peut plus supporter.

1985 besoin : 10Mb/s débit : Mb 10 Mb/s

1995 besoin : 100 Mb/s débit : 10 Mb/s

2000 besoin :  1 Gb/s débit : 100 Mb/s

2005 besoin :  1 Gb/s débit : 1 Gb/s

2015 besoin :  10 Gb/s débit : 1 Gb/s

Une solution consiste à déployer de nouvelles fibres optiques monomodes plus performantes

Là où les fibres multimodes (MMF : multi mode fiber) avaient un noyau 62,5 µm (OM1) ou 50 µm (OM2 ou OM3), les Fibres optiques monomodes (SMF : single mode fiber) ont un cœur de 9/125µm. Très petits, le diamètre du noyau de la fibre (9 µm), les angles d'incidence et l'ouverture numérique en font la fibre optique la plus qualitative. En effet, les rayons lumineux se propagent en parallèle et donnent des résultats excellents, avec une impulsion d » entrée et de sortie similaires : un seul faisceau (MONO) se déplace dans cette fibre.

La longueur d’onde donnée des fibres multimodes est de (850 nm ou 1300 nm, tandis que le seul faisceau de lumière qui circule dans la fibre monomode a une longueur d'onde donnée (typiquement 1310 ou 1550 nm). 

Fibre optique à structure étroite ou Fibre optique à structure libre : laquelle choisir ?

Les Fibres optiques à structure étroite sont surtout utilisées pour les connexions à l'intérieur d'un bâtiment. Un revêtement plastique d'un diamètre de 900 µm est appliqué directement sur la gaine optique, et rend les Fibres optiques à structure étroite étanches à l'air. Idéalement, les fibres optiques intérieur ou intérieur/ extérieur sont préconisées. 

Les Fibres optiques à structure libre sont recommandées pour les connexions entre les bâtiments. Les fibres sont disposées librement dans un tube, et ne sont soumises à aucune sorte de contrainte. Dans une application de ce type, sont fréquemment conseillées les fibres optiques à usage extérieur.

RPC et câbles à fibres optiques

Marquage des fibres optiques selon le RPC

La Directive sur les produits de construction (DPC) vise à assurer la libre circulation de tous les produits de construction au sein de l'Union européenne. Pour ce faire, on établit un langage technique commun, composé de normes harmonisées et d'agréments techniques européens, dans lequel les fabricants peuvent exprimer les performances des produits qu'ils mettent sur le marché.

 Selon la Réglementation sur les Produits de Construction (CPD), le marquage CE se compose de la marque CE ainsi que des informations sur le fabricant et les performances du produit. Le marquage CE doit être apposé sur l'étiquette de l'emballage conformément à la norme hEN50575, sur l'emballage du produit, sur le touret au moyen d'une étiquette, sur l'emballage individuel au moyen d'une étiquette ou directement imprimé sur l'emballage.

 Ce marquage CE est déjà appliqué, et couvre également le marquage prévu dans d'autres directives ou règlements qui peuvent s'appliquer aux câbles, en particulier la Directive Basse Tension (DBT - Low Voltage Directive), également sous la responsabilité du fabricant.

Les éléments suivants, qui ne sont pas exhaustifs, sont donnés à titre indicatif et ne remplacent pas la norme hEN 50575 : 

  1. la marque "CE".
  2. le numéro d'identification de l'organisme de certification de produits
  3. le nom ou la marque du fabricant.
  4. l'adresse postale.
  5. explication de la référence de performance
  6. le numéro du règlement européen appliqué, tel que mentionné dans le Journal officiel de l'UE
  7. classe de puissance
  8. les deux derniers chiffres de l'année de la première apposition de la marque
  9. code d'identification unique du produit standard
  10. l'utilisation du produit comme prévu conformément aux réglementations européennes

Le marquage CE : une obligation légale

Le marquage CE n'est pas une marque de qualité. Il s'agit d'une obligation légale imposée au fabricant pour qu'il puisse mettre son produit sur le marché afin de faciliter la traçabilité. Il s'agit donc d'un signe distinctif obligatoire apposé par le fabricant et destiné aux autorités chargées de la surveillance du marché. Le marquage CE doit accompagner le câble depuis sa mise sur le marché jusqu'à son installation.

En apposant le marquage CE sur son produit, le fabricant s'engage formellement, dans la "Déclaration de conformité CE" devant le ministère compétent des Etats membres, à respecter toutes les dispositions de toutes les directives européennes concernant ce produit et qui sont légalement contraignantes dans ces pays. Le marquage CE indique la conformité aux réglementations applicables et constitue le passeport pour entrer sur le marché de la Communauté européenne.

Avec la MOP et le marquage CE, le fabricant s'engage à garantir que le produit qu'il met sur le marché est conforme aux performances déclarées et aux exigences applicables. Par conséquent, il en assume l'entière responsabilité. L'importateur et le distributeur ont la responsabilité de ne commercialiser que des produits conformes à la PCR et d'en assurer la traçabilité selon les normes établies ; ils sont soumis aux obligations applicables aux fabricants de produits commercialisés sous leur propre marque.

Outre les obligations administratives, ces dispositions contiennent également des "exigences essentielles" auxquelles le produit en question doit satisfaire avant que le marquage CE puisse être apposé. Selon la directive en question, ces exigences concernent certains aspects de la protection des consommateurs, tels que la sécurité, l'environnement et la santé.

Les autorités nationales chargées du contrôle de la sécurité des produits (douanes, DGCCRF) peuvent exiger la présentation de la déclaration d'opération pour vérifier la validité du marquage. Les produits portant le marquage CE peuvent être contrôlés par la DGCCRF. Lors de ce contrôle, les autorités nationales ont le pouvoir d'imposer des sanctions administratives et/ou pénales pour l'absence ou la falsification du marquage CE.

En apposant le marquage CE, le fabricant s'engage à fournir des produits conformes à la performance déclarée dans la Déclaration de Performance. Le marquage CE ne peut pas être apposé sans Déclaration de Performance (DdP).

Déclaration de performance et câbles à Fibres optiques 

La DDP est un document par lequel le fabricant identifie clairement un produit et ses performances par rapport au Règlement sur les produits de construction, s'engageant ainsi à assumer sa responsabilité.

 En établissant une déclaration de performance, le fabricant assume la responsabilité de la conformité du produit à la performance déclarée. Le produit type est défini par rapport aux classes de performance correspondant aux Euroclasses. Le type de produit est identifié par un code d'identification unique, lié au numéro de référence du règlement. La Déclaration de Performance doit être disponible pour tous les câbles au moment de leur mise sur le marché.

 Les informations que DdP doit mentionner la Déclaration des Produits de Construction sont :

  1. la référence du produit ;
  2. le nom et l’adresse du fabricant ou du mandataire ;
  3. une description du produit ;
  4. le système d’évaluation (Système d’attestation de conformité 1+, 3 ou 4) ;
  5. l’identification de l’organisme notifié ;
  6. la référence aux normes harmonisées ou autres spécifications utilisées ;
  7. la classe de réaction au feu : « Euroclasses » ;
  8. l’identification du signataire.

Les éléments ci-dessus, non exhaustifs, sont donnés à titre d’information et ne sauraient se substituer à la réglementation.

 

PRÉVENTION ET PROTECTION : les bâtiments face à l'incendie

Applications pratiques par type de bâtiment: quelle classe pour quel bâtiment ? Le choix des câbles est fait en fonction du type de bâtiment et des risques qu'il présente. Il est de la responsabilité du maître d'ouvrage et du maître d'oeuvre d'évaluer le niveau de sécurité requis. La prévention des incendies vise, par un ensemble de mesures actives et passives, à : 

Assurer la sécurité des personnes directement menacées par les effets d'un accident :
- Pour permettre aux services de secours d'intervenir
- Permettre l'évacuation des occupants
- Limiter le risque de propagation du feu

Contrôler l'incendie dès que possible, ce qui permet de limiter les pertes de biens. La réglementation des différentes constructions dépend de leur utilisation, il existe donc plusieurs réglementations :
⦁ Les installations d'accueil du public (ERP) car les occupants ne sont pas censés connaître les bâtiments et les voies d'évacuation en cas d'évacuation.
⦁ Les maisons, où le risque est élevé, surtout la nuit
⦁ Les bureaux, qui sont considérés comme sûrs, car les gens connaissent l'emplacement et la pratique des exercices d'évacuation.
⦁ Installations classées (entrepôts) soumises à autorisation ou déclaration.
⦁ Les parkings, où les dangers sont plus importants en sous-sol qu'en surface (évacuation des fumées).
⦁ Bâtiments industriels

Les locaux sont classés en fonction des risques qu'ils présentent, qu'ils soient actuels, moyens ou significatifs. Ces locaux prennent en compte le coût du matériel endommagé et la valeur des objets entreposés, comme dans les musées ou pour les expositions ponctuelles. Certains locaux, tels que les centres de données ou de recherche, peuvent également abriter des objets immatériels et des données inestimables. Cette observation conduit à des précautions importantes. 

Les locaux classés à haut risque, dont les "Etablissements classés à haut risque" au sens de la loi du 19 juillet 1976, sont évidemment concernés par les problèmes de risque d'incendie. Pour les câbles utilisés dans la construction de ce type de bâtiment, l'exigence de sécurité est maximale. Le niveau supérieur des Euroclasses est recommandé, là où entrent les câbles combustibles qui n'ont pas de propagation continue.

Lors du choix d'un câble dans un type de construction, il est essentiel de tenir compte des conditions d'influence qui ont un impact sur la sécurité incendie. Ceux-ci renforcent les précautions à prendre et donc les exigences appliquées au câble.


A. Conditions d'évacuation d'urgence BD

Type de bâtiments concernés, ERP, IGH et certains types de logements
a. BD1 Densité d'occupation faible normale, conditions d'évacuation faciles
b. BD2 Difficile Densité d'occupation élevée, conditions d'évacuation faciles
c. BD3 Agglomérat Faible densité de peuplement, conditions d'élimination difficiles
d. BD4 Difficile et désordonné. Densité d'occupation élevée, conditions d'évacuation difficiles


A. Risques selon la nature des matières traitées ou stockées BE

a. BE1. risques négligeables. Normal
b. BE2. Risques d'incendie.
Lorsqu'il existe un risque élevé de propagation du feu, par exemple dans le cas de longs parcours verticaux ou de groupes de câbles, il est recommandé que les câbles soient en outre conformes à une Euroclasse supérieure, sous réserve du contrôle du système 1+ (Système de certification de la conformité).

A. Lieux dangereux BE3

BE3. Risque d'explosion. La classe d'influence externe BE3 correspond aux endroits où une atmosphère explosive peut se produire. La directive européenne 1999/92/CE du 16 décembre 1999 classe ces lieux en zones selon la fréquence et la durée d'apparition d'une atmosphère explosive.

A. Pièces pour matériaux combustibles CA2

CA2. Locaux construits avec des matériaux combustibles. Des précautions doivent être prises pour empêcher l'équipement électrique d'enflammer les murs, les planchers et les plafonds. Il est donc important de retarder la propagation du feu autant que possible en limitant le rayonnement thermique et les émissions de fumée.
A. CB2 Structures de propagation du feu
CB2. Structures de propagation du feu. Dans les structures dont la forme et les dimensions facilitent la propagation d'un incendie, des précautions doivent être prises pour que les installations électriques ne propagent pas facilement un incendie. L'effet cheminée qui se produit naturellement dans ce type de structure nécessite l'utilisation de câbles à faible rayonnement thermique et à faible émission de fumée.

Types de bâtiments

  1. Ouvrages de génie Civil : Tunnels routiers, tunnels ferroviaires
  2. ERP et ERP spécial
  3. Logement, Habitations
  4. IGH
  5. Locaux à haut risque

1. Travaux de génie civil

Les travaux de génie civil entrent dans le champ d'application du RPC. Les tunnels de transport routier et ferroviaire sont des structures de grande taille et présentent un risque plus élevé en raison de leur structure propre et de leur extension sur plusieurs kilomètres. Cela complique les possibilités d'évacuation et augmente les effets de panique. Dans les années 1990, le tunnel sous la Manche a été entièrement équipé de câbles sans halogène et résistants au feu. Aujourd'hui, certains projets en cours, comme le tunnel reliant l'Italie et la France ou le tunnel suisse sous le Gothard, sont beaucoup plus importants et nécessitent des câbles de niveau B2ca-s1a, d1, a1.

Gares souterraines et tunnels ferroviaires : B2ca-s1a, d1, a1
Tunnels routiers : Cca-s1a, d1, a1

La réglementation actuelle, en référence à l'arrêté du 22 novembre 2005 relatif à la sécurité dans les tunnels pour les transports publics urbains guidés, ne définit pas les exigences relatives au critère des gouttelettes et particules inflammables (gouttelettes). Les fabricants de câbles ont pris en compte cet important critère de sécurité et proposent le niveau d0 pour les modèles de câbles les plus couramment utilisés lorsque la technologie le permet.

1. ERP et ERP spécial

Les Etablissements Recevant du Public sont soumis à une réglementation qui établit des principes de sécurité qui doivent être respectés dès la conception du bâtiment et tout au long du cycle de vie des travaux. Les établissements recevant du public (ERP) sont classés en catégories selon l'effectif habituel qu'ils reçoivent (décret du 22 juin 1990 et du 12 juin 1995).
Le choix du type de câble en fonction du niveau des Euroclasses dépend de la catégorie de l'ERP, définie par le nombre de personnes que l'établissement peut accueillir et par ses usages spécifiques. Il existe cinq catégories d'ERP.

  1. 1ère catégorie : plus de 1000 personnes / plus de 1 500 personnes 
  2. 2ème catégorie : de 701 à 1000 personnes / 701 à 1 500 personnes 2e catégorie
  3. 3ème catégorie : de 301 à 700 personnes 
  4. 4ème catégorie : moins de 300 personnes
  5. Les établissements soumis à l'article R123-14 du Code de la construction, qui ne respectent pas le seuil spécifique de la 5ème catégorie / 5ème catégorie : les établissements soumis à l'article R123-14 du code de la construction où aucun seuil spécifique n'est atteint.

ERP : Établissements Recevant du public, installés dans un bâtiment en fonction de la nature de leur exploitation.

Les ERP les plus courants suivent une classification allant de " J " à " Y ", en fonction de la nature de leur exploitation :

  • J : Structure pour les personnes âgées et handicapées
  • L : Salle polyvalente d'audition, de conférence, de réunion, de spectacle et de projection
  • M : Magasin de ventes, centre commercial
  • N : Restaurant, débit de boissons
  • O : Hotel, pension de famille
  • P : Salle de danse ou de jeu
  • R : Crèche, école maternelle, jardin d'enfants, garderie, autre établissement d'enseignement
  • S : Bibliothèque, centre de documentation
  • T : Salle d'exposition
  • U : Etablissement de soins
  • V : Établissement de culte
  • W : Administration, banque, bureau
  • X : Etablissement sportif couvert
  • Y : Musée

Établissements ERP de type spéciaux (mise à jour 11 février 2013) en fonction de la nature de leur exploitation

  • PA : Installation en extérieur
  • CTS : Chapiteaux, tentes et structures itinérants ou à implantation prolongée ou fixes
  • SG : Structures gonflables
  • PS : Parcs de stationnement couverts
  • OA : Restaurant d’altitude
  • GA : Gare accessible au public
  • EF : Établissement flottant ou bateaux stationnaires et bateaux
  • REF : Refuges de montagne


1. Habitations

Les bâtiments résidentiels sont les plus exposés au risque d'incendie et sont donc soumis à une surveillance stricte qui change régulièrement. La dernière modification en date est le décret du 19 juin 2015 modifiant le texte du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l'incendie dans les immeubles d'habitation.

L'arrêté du 3 août 2016 réglementant les installations électriques dans les immeubles d'habitation stipule désormais : " L'installation électrique limite les risques d'incendie, limite la propagation du feu et de la fumée, contribue à la sécurité des occupants et à l'intervention des services de secours et, si nécessaire, assure le fonctionnement des installations de sécurité. Pour atteindre cet objectif, le matériel électrique utilisé ne présente pas de risque d'incendie pour les matériaux voisins. »
Il est donc nécessaire d'installer des câbles de catégorie Cca s1d1a1 dans tous les logements et bâtiments résidentiels, pour la sécurité des occupants des logements, et que le matériel électrique utilisé ne présente pas de risque d'incendie pour les matériaux voisins.

A. 1ère famille

➤ Maisons individuelles ou jumelées avec un maximum d'un étage au rez-de-chaussée.

➤ Maisons individuelles au rez-de-chaussée regroupées en bande. Toutefois, les logements individuels du rez-de-chaussée, regroupés en bandes, sont également classés comme premières familles lorsque les structures de chaque logement qui contribuent à la stabilité du bâtiment sont indépendantes de celles du logement voisin.

A. 2ème famille

➤ Maisons individuelles ou jumelées à plus d'un étage au rez-de-chaussée

➤ Maisons unifamiliales à un seul étage au rez-de-chaussée, groupées en bandes, où les structures de chaque maison qui contribuent à la stabilité du bâtiment ne sont pas indépendantes des structures de la maison voisine.

➤ Maisons individuelles de plus d'un &eac

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